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Nuit
blanche et journée dans les champs d'une
immense estancia. Selon ton vœu, nous sommes
dans l'intérieur des terres.
Hier
soir nous étions dans un restaurant branché
de Montevideo. Les jeunes ont un look très
européen, la mode est la même ici. Quant à
nous, nous portons toujours les mêmes habits,
ceux de Playlife... tu as remarqué ? Nous
mangeons beaucoup en attendant le
bus qui nous emmène vers le centre du pays,
à 00h30.
Pour
lui éviter la fatigue des deux jours qui
viennent, nous préférons que Nicole reste au
chaud dans son lit. Nous la laissons entre
les mains expertes de Magda et sa mère. Au
menu, soupe et coquillettes, nous sommes sûrs
qu'elle aura récupéré pour notre retour.
Au
terminal du bus Tres Cruces, nous croisons de
très nombreux voyageurs, flanqués d'immenses
valises et de familles en pleurs. Nous
laissons nos bagages à Montevideo,
n'emportant que les instruments pour rester en
contact avec toi, Virtuel ! Une fois dans le
bus, coincés entre deux sièges, nous
cherchons une (inconfortable) position pour
dormir. Aleko se délecte avec un exemplaire
du Monde daté d'il y a deux jours. Il est 3
heures du matin. La Car@van voyage sous le
ciel étoilé d'Uruguay.
A
4h35, nous arrivons au petit village de Young.
Il fait nuit noire avec un peu de brouillard,
nous sommes dans le gaz. En attendant de
retrouver Raffael, nous nous affalons sur les
petits bancs du bureau des transports en
commun.
Arrive
enfin le frère de Malena, barbe folle et de
grands yeux bleus. C'est comme si l'on se
connaissait depuis toujours: après de grandes
embrassades et quelques blagues, il nous
explique le programme de la journée. Mais
entre l'espagnol et le sommeil, nous
approuvons sans comprendre grand chose.
Raffael
part pour Montevideo. Il nous laisse sa
voiture, un petit pick up rouillé, en disant
que quelqu'un nous attend dans la station
Shell la plus proche. Mais là, il n'y a
personne et nous nous endormons où l'on peut:
dans la voiture, sur table, par terre. Le
soleil se lève avec un léger mal de tête. A
7 h, une camionnette blanche arrive en
dérapant; c'est notre contact: "Je suis
Jaime, le vétérinaire !"
Nous
suivons cet homme sympathique et robuste
jusqu'à son bureau. Il nous explique la
situation: "Malena m'a parlé de votre
projet, je vous emmène visiter l'estancia de
sa famille et l'élevage dont je
m'occupe."
Theo
et Marco montent avec Jaime, tandis qu'Aleko
et Vale suivent à bord du vieux pick up
rouge, avec difficulté. Nous finissons par
nous perdre à un croisement dans la brume.
Aleko fait 40 kilomètres en trop et fait demi
tour: les voitures se retrouvent enfin face à
face en haut d'une colline.
Le
ciel se lève et la journée promet d'être
très belle !
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